Sur le fil du GRAND RAID DU MERCANTOUR 09
Le Grand Raid du Mercantour, dans les Alpes du Sud, est l'un des trails les plus techniques de France. Depuis deux ans, je souhaitais y participer. J'ai pris part à cette édition 2009 qui s'est déroulée le samedi 20 juin à Saint Martin de Vésubie.
Avec un parcours de 82 km et près de 6 000 d+, ce trail nous a proposé un tracé dans des paysages magnifiques et une nature à peine sortie de l'hiver montagnard. Malheureusement, l'épreuve s'est terminée par un drame avec la mort de 3 coureurs sur la fin du parcours, suite à une brutale dégradation des conditions climatiques.
Malgré tout, j'ai souhaité relater mon récit de cette épreuve. C'est un récit de l'intérieur, pour raconter cette magnifique épreuve. C'est un témoignage pour relater un épisode éprouvant de ma vie de traileur.
Tel le phœnix, le Grand Raid du Mercantour renaît tous les deux ans. Pour le plus grand plaisir de tous ceux qui l'attendent avec une impatience non dissimulée. Tel fut mon cas, celui du Lémurien, du Poulet, de Sylvain, de Caillou. Dans les terres du Mont Bégo, haut lieu des fresques rupestres d'un âge ancien, les traileurs de tous les horizons ont foulé les chemins et sentes du Mercantour. Et pour cette édition 2009, le ramage de ce bel oiseau s'est teinté de blanc, fruit d'un enneigement tardif… Une ambiance majestueuse pour une épreuve qui ne l'est pas moins.
Tel le marbre noir d'Égypte, le Grand Raid du Mercantour marque par la technicité de son parcours et son ambiance de montagne sauvage. Parangon de l'esprit trail, cette épreuve est un archétype, un exemple, un étalon pour tout amoureux de la nature… qui aime courir, avaler les chemins, sauter de pierres en rochers, admirer et contempler, s'enivrer des paysages et des senteurs, se dépasser et partager…
Mais le cadre idyllique de ce trail ne doit pas nous faire oublier la dangerosité de la montagne avec ses brusques changements de temps… qui sont de véritables pièges, même pour les plus aguerris. Ce week-end s'annonçait somptueux. Malheureusement, il s'est terminé par un drame.
Tout a commencé à Saint Martin de Vésubie, charmant village des Alpes du Sud. Les éléments sont là : un écrin de nature, les amis, l'envie de parcourir ces belles montagnes. Le Grand Raid du Mercantour, je l'attends depuis deux ans. Je vous le fais partager. En quelques mots, en quelques images…
J-2, j'étais prêt, physiquement et moralement… Et puis tout est parti de travers, j'ai tout fait à l'envers, suite à des aléas et à des erreurs de jugement et de gestion. Déjà, je devais arriver dans le Mercantour le vendredi matin, par train de nuit. Et retrouver tous les amis pour se préparer tranquillement. Mais suite à un suicide en Gare du Mans (nous vivons une triste époque), j'ai raté ma correspondance à Austerliz et me voilà planté à Paris. Du coup, je ne suis arrivé qu'en début d'après-midi à Nice, après un voyage mouvementé et pas très reposant.
Sylvain me récupère à la Gare, nous faisons un petit tour de Nice, puis direction Saint Martin de Vésubie. Je ne prends pas le temps de manger un repas. Je suis tellement content d'être là que je ne fais pas attention à ces détails qui ont une grande importance. Nous retrouvons Niko (Le Lémurien, alias Nicolas Darmaillacq) et Francky (Le Poulet, son "frère") pour le retrait des dossards. Ils m'offrent deux petits livres bien sympas pour mon anniversaire.
A 18h00, nous allons à la conférence de Guillaume Millet sur l'Ultra-Endurance, la gestion de l'effort. Un type très brillant, bourré d'humour… qui donnera pas mal de clés pour mieux « comprendre » l'ultra. Je me retrouve dans ses dires. Son exposé, ses conseils, tout permet se s'enrichir, de mieux se connaître et d'apprendre sur la pratique de son sport. Sur l'endurance, la résistance, la fatigue physique et cérébrale. Je ne le sais pas à ce moment là, mais cette conférence va s'illustrer dans mon épreuve du lendemain.
Samedi 20 juin. 3h45. Nous arrivons au dernier moment avec Sylvain dans le sas de départ. Le temps s'annonce correcte, avec des risques d'orage. J'ai prévu des vêtements chauds, comme conseillé dans le règlement de l'épreuve. Sébastien Chaigneau nous prend en photo Sylvain, Niko et moi. J'ai le tracé du parcours dans la tête. Niko nous a fait un super topo pour notre préparation mentale du trail. Le Lémurien ne se refait pas, toujours aussi prévenant et attentif aux autres.
4h00. Nous partons. Je suis avec Sylvain et nous avons envie de faire ce périple ensemble en 15h00. ça me semble jouable et c'est source de motivation. Une bonne émulation. Sommes nous trop présomptueux ? En tout cas, nous partons bien trop vite. Au bout de 10 mn, nous sommes toujours avec Niko, très surpris de nous voir là. Y a un léger problème. Du coup, je coupe bien pour qu'on se laisse distancer.
Nous voilà bien vite dans les chemins, nous passons la Colmiane, puis direction le Col de Barn. Les premières lueurs du jour… Je me sens très bien. Nous avons un bon rythme. La montée vers le Col est très agréable. Nous franchissons même un couloir d'avalanche. C'est génial de voir cette nature alpine à la sortie du printemps. Ravito et nous voilà dans les premiers névés (et pas les derniers…). Une large traverse nous conduit au Col où nous pointons. Puis nous basculons dans une superbe Vallée enneigée.
Je prends pas mal de photos. Un peu de ramasse dans les névés… la cadre est magnifique. Je dis à Sylvain combien je me régale. Nous avons une brève remontée vers le Col de Salèze. Une piste bien monotone. Nous marchons activement. Passé le Col, c'est une belle descente qui nous conduit au Boréon. Le tronçon final, sur le bitume, est un peu fastidieux… mais ça se gère.
Au ravito du km 30, je mange un peu… mais pas assez. Nous repartons vers la montée du Pas de Ladres. Bien vite, je sens que je manque de carburant. Je me sens « vide », j'ai une grosse fringuale et j'ai déjà sommeil. Signes flagrants d'une mauvaise alimentation et d'une fatigue déjà présente. Je me dis que ça va passer. Je prends des photos d'une magnifique cascade…. Mais ça ne va pas beaucoup mieux. Un chevalier du vent (Bruno Poirier) me passe… puis pas mal de gars.
Sylvain m'attend au niveau du Pont. Il me donne une compote énergétique et une boisson. Mais ça ne passe pas. Soit j'ai déjà cramé toutes mes cartouches (ce qui me surprend, mais peut-être), soit je paie le prix fort de mon voyage rocambolesque pour venir à Nice (ce qui est probable). Dans tous les cas, ça va pas fort. Et ça tombe mal, c'est le Pas des Ladres.
Le Lac de Trécolpas est superbe. Dans une combe, des chamois font la course. C'est pour cela que je suis venu : en prendre plein les yeux. Je n'ai jamais couru un trail dans un tel cadre. Je m'alimente de quelques TUC et je monte tranquillement. Style ours venant d'hiberner. Donc plutôt gauche et maladroit… ce qui n'est pas très approprié dans ce contexte. Je sens Sylvain très prévenant (et inquiet) près de moi. Nous voilà au Pas… pour une superbe descente en ramasse… direction la Madone de Fenestre.
Arrivés au refuge, je me ravitaille bien. Sylvain est furieux, car il n'y a pas de médecin pour me voir. Une fois requinqué, nous repartons direction la Baisse des 5 Lacs, puis la Baisse de Prals. Je monte péniblement. J'encourage Sylvain à me laisser, il ne veut pas. Dans la descente de la Baisse des 5 Lacs, j'entends des « Pilou », c'est Francky qui arrive. Je suis content pour lui…. Il gère bien.
Dans la montée de la Baisse de Prals, je promets à Sylvain de m'arrêter au Relais des Merveilles. Qu'il continue. Il me laisse la clé de sa voiture. Je rejoins tranquillement le Relais des Merveilles où j'annonce que j'abandonne. On me dit que c'est dommage. Que je peux me reposer et repartir. Je réponds que j'ai promis de m'arrêter. Du coup, je demande un gros sandwich jambon et une bonne bière, et je me régale.
Puis je vais dans une navette chauffée pour les abandons. Il fait bon et chaud. Dehors, c'est l'orage avec des giboulées de grêles. Je suis convaincu de ma décision. Je pense qu'il ne faut pas aller au-delà de ses limites… cela peut être dangereux. Encore une mise en pratique de la conférence de la veille. Le temps passe. Je suis vraiment bien. Deux gars arrivent. Ils abandonnent aussi. L'un a un claquage, l'autre est trop transi de froid.
Et moi, je me sens de mieux en mieux. Ça fait plus d'une heure que j'attends. Un troisième gars arrive. Il abandonne parce qu'il n'a pas de veste pour continuer. L'esprit gamberge. Là, je me dis, j'ai tout ce qu'il faut, je peux repartir.
Du coup, 1h30 après mon « abandon », je dis au contrôle que je repars. Ils m'encouragent. Je laisse la clé de la voiture de Sylvain à Marie (une personne proche de l'organisation), qui file sur Saint Martin de Vésubie et pourra la remettre à la ligne d'arrivée. Et me voilà à courir. Je suis sur un nuage, comme galvanisé de repartir. J'ai une sacrée pêche, c'est impressionnant. Je me réjouis d'être passé entre les orages, je positive tout.
Le cerveau n'envoie que des messages positifs… et je remonte beaucoup… beaucoup de monde. Certains se demandent d'où je sors… je leur explique ma mésaventure. Ils m'encouragent. J'aime cette solidarité et ce partage entre coureurs. Dans la montée de la Cime de La Valette, je discute même avec Sylvie des Dunes d'Espoir. Un plaisir de se retrouver là. J'ai un vrai bon rythme. Le rôle du mental est vraiment déterminant dans ce type d'effort, comme le disait Guillaume Millet. La brume devient plus épaisse. Il faut être vigilant au niveau du balisage, la visibilité est minimum.
Je remonte toujours autant de monde. Certains semblent vraiment très marqués et fatigués. Les lacets sont longs et il reste pourtant un beau morceau pour rallier Saint Martin de Vésubie. Une fois à la Cime, c'est la bascule vers la Baisse de Férisson pour rejoindre Madone de Fenestre. Sur toute cette partie, j'alterne marche et course. Une fois à la baisse, une belle descente dans les sapins. J'aperçois le refuge de l'autre côté, il faudra remonter un peu.
A Madone de Fenestre, comme les portables ne passent pas, j'écris un message à l'attention de Niko et Sylvain, pour leur dire où j'en suis. Je remets cette missive à deux bénévoles qui partent pour Saint Martin de Vésubie. Me voilà rassuré de donner de mes nouvelles et de m'assurer que Sylvain puisse récupérer ses affaires dans sa voiture pour se changer. Je reste plus d'une demi-heure pour bien me restaurer. Le temps ne compte pas pour moi. Une soupe bien chaude, du pain, du fromage. Ça fait du bien. Les bénévoles sont aux petits soins et très prévenants. Un grand merci à eux.
Un commissaire nous détaille la fin du parcours. Et Niko m'avait parlé de la descente finale. Je ressors du Refuge vers 20h15. Le temps n'est pas terrible. Bien vite, une averse de grêle me tombe dessus. C'est glacial. Heureusement, je suis bien couvert pour affronter les éléments. Car désormais, c'est sûr, je vais avoir droit à une bonne section de nuit et le temps est menaçant. Je reste un moment sous un arbre pour me protéger, puis je repars une fois que ça se calme. Ce sont des nuées de grêles courtes, mais soudaines et violentes.
La température a énormément chuté. Je remonte des personnes que je trouve vraiment fatiguées. J'avance à un bon rythme sur les chemins de traverse. Et comme je cours, j'arrive à me réchauffer bien vite. Une bonne côte et me voilà à la Cime du Pisset. Reste celle du Piagu… puis ce sera le final. Je me ravitaille. Au pied du Piagu, un baliseur me pointe. Il m'indique le chemin : la cime tout en haut, un vrai mur, puis ensuite toutes crêtes.
A 22h00, me voilà au sommet du Piagu (2 300 m). Le début de la descente est délicat. La visibilité n'est pas bonne avec ce fort brouillard, il faut être vraiment vigilant et attentif aux balises fluo. Il me reste 1300 m à descendre, mais comme j'aime progresser de nuit, ça se passe très bien. Le balisage est précis. Une fois arrivé à la forêt, je me mets vraiment à courir. Je dédale dans les chemins. Je passe des dizaines de coureurs, dont certains titubent entre les rochers et les racines.
Sur les hauteurs de Saint Martin de Vésubie, un feu d'artifices illumine le ciel. Je mets l'ABS hors-service. Bientôt les lumières de la ville, puis l'arrivée dans le village. 19h11 que je suis parti. C'est sûr, ce n'est pas à ce à quoi je songeais au départ, mais voilà, j'y suis parvenu. Ce sont les aléas sur de telles épreuves.
Me voilà finisher du GRM 09. J'aime pas trop ce terme « finisher ». Moi, je préfère « summiter », comme en alpinisme. Celui qui a atteint « son sommet », quel qu'il soit. Bientôt Sylvain, Niko, Caillou, Francky et Dominique me rejoignent. Ils semblent heureux de me revoir, et surtout soulagés. Je comprends vite : ils n'ont pas eu mes messages et ne savaient pas où j'en étais. Du coup, ils étaient inquiets. Ça me peine de leur avoir causé ces soucis.
Nicolas a remporté ce Grand Raid du Mercantour. Il partage sa victoire avec Sébastien Chaigneau, c'est superbe. Je suis vraiment heureux pour eux deux. Niko et Seb illustrent parfaitement cet "esprit trail" fait d'engagement, de sportivité et de partage. Après avoir récupéré une polaire bien chaude, je file manger un bon repas, puis je dors au camping. Réveil très matinal. Bon petit déjeuner tous ensemble. Quelques kikous sont là. Nous apprenons que l'épreuve a été arrêtée à minuit. On aperçoit de la neige fraîche sur les sommets…
La proprio du camping nous offre un pot avec des petits gâteaux maison… adorable. Nous filons pour la remise des prix. Un plaisir à partager tous ensemble. Sébastien parle très bien de son périple avec Nicolas, félicite tous les participants. Petite séance photo. Il se dit que des coureurs ne sont pas rentrés. On les recherche. Fred et Céline nous invitent moi et Sylvain pour un bon barbecue. Je dévore, tellement j'ai faim. Ça creuse la montagne. Je m'allonge sur le canapé. Je tombe d'une masse. 1h de sieste. Puis je regarde mon portable. SMS de Francky : "3 morts, quelle horreur". J'ai tout de suite compris.
Près de 500 traileurs sont partis à l'assaut de ces montagnes du Mercantour. 3 n'en reviendront jamais. La montagne change tous les jours, toutes les heures. Cela va extrêmement vite. Les conditions climatiques ne laissent la place à aucune erreur, quelles qu'elles soient. La montagne est un lieu et un lien. Nous en sommes ses hôtes. Le trail est un sport et une passion. J'ai vécu ce Grand Raid du Mercantour avec un effet miroir sur ma passion pour la course en montagne, pour l'engagement et le dépassement de soi, pour le partage et la solidarité.
Toutes mes pensées à ceux - familles, amis, collègues... - qui souffrent de l'absence de leurs proches, disparus en pratiquant leur passion. Tout mon soutien à ceux touchés par ce tragique accident et en particulier les organisateurs. C'est un épisode éprouvant dans ma vie de traileur.
Je sais ce que je viens chercher dans le trail et la montagne, je sais tout ce que j'y trouve et je sais l'importance que cela revêt pour moi. Je ne suis pas là pour juger les faits, ceux dont c'est le métier le feront. Je reste persuadé que la pratique de sport nature en ces lieux hostiles représente des risques factuels et avérés, qu'il ne faut pas sous estimer, c'est certains, mais qu'il ne faut pas diaboliser non plus.
« Sur le fil du Grand Raid du Mercantour »
en référence à « Sur le fil des 4000 » de Gilles Chappaz
Le 1er mars 2004, Patrick Berhault et Philippe Magnin partent de Saint-Christophe-en-Oisans pour un magnifique voyage à travers les Alpes qui doit leur permettre de gravir, dans la foulée, les 82 sommets de plus de 4000 mètres des Alpes, de l'Oisans à la Bernina, en passant par le Grand Paradis, le massif du Mont-Blanc, le Valais et l'Oberland bernois.
Pour ces deux adeptes d'un alpinisme pur et sans fioritures, c'est un nouveau projet d'envergure, où il est principalement question de plaisir, d'esprit de cordée, de découverte. Approcher la montagne sous des angles nouveaux, la parcourir par des itinéraires originaux, faire ami ami avec elle. Se faufiler au gré des caprices de la météo, apprivoiser de jolis chemins d'altitude et faire le plein d'émotions. Une longue course vers l'inconnu en somme, avec dans le sac à dos un savoir-faire incomparable, un remarquable professionnalisme, une solide expérience, une technique éprouvée. Le 28 avril, après bientôt deux mois d'une itinérance unique et tourmentée dans l'Alpe, tantôt docile, tantôt farouche, la cordée Berhault-Magnin progresse sur la Nadelgrat, une interminable arête en direction de leur 67ème sommet. Et là, tout bascule …
"Sur le fil des 4000" retrace l'épopée sur les cimes de deux hommes passionnés, en quête d'un alpinisme idéal et joyeux, et pour qui l'amour de la montagne et l'amitié comptent plus que tout.
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A lire ici : le reportage en images et vidéos du Lémurien
Un récit empreint de détermination, de bonheur, de respect, de partage, d'engagement et de compassion.

Commentaires
le 23/06/2009 à 11:10:06
une pensée particuliere aux proches et aux familles ...
le 23/06/2009 à 14:31:47
A bientot mon pilou
le 23/06/2009 à 16:54:47
bravo encore pour ton courage et ta volonté.
à bientôt
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le 23/06/2009 à 22:42:58
bises
le 23/06/2009 à 23:12:57
Tu as su trouver les mots pour décrire ce que ce week end a pu représenter pour beaucoup d'entre nous.
Au plan sportif, l'alternance de hauts et de bas pendant ta course est impressionnante, et me rappelle ta volonté acharnée qui t'avait permis d'aller au bout du Gran Trail Valdigne l'an dernier.
A bientôt, l'ami.
le 23/06/2009 à 23:26:37
Non pas pour connaître le classement mais pour nous assurer que vous étiez bien arrivés,tout en ayant une pensée pour les familles de ces coureurs disparus en vivant leur passion.
Merci à toi, Pilou, de nous faire partager avec autant de talent, ton amour de la montagne et à dans 15 jours sur les chemins côtiers bretons !
le 24/06/2009 à 08:15:59
En tout cas, ce récit et les photos nous permettent de mieux comprendre ce qui a pu se passer pour ces trois malheureux coureurs, quelle tristesse pour leurs proches.
Bravo pour ta course, pour ta volonté et ta prudence.
Bonne récupération, et bonne continuation dans la saison.
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le 24/06/2009 à 19:05:55
Félicitations pour ton Mercantour 2009.
Et ce récit qui nous fait vivre cette aventure de l'intérieur...
Sans oublier le drame...
Pour ces 3 traileurs disparus...
à bientôt
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le 24/06/2009 à 21:32:54
on a du mal à s'imaginer que le jour de l'été un trail puisse bénéficier de conditions météo aussi mauvaises et tourner aussi mal pour les coureurs (et pour l'organisateur). Par contre on comprend pourquoi on nous demande d'avoir un équipement de sécurité sur nous, même si 9 fois sur 10 on ne va pas s'en servir, la montagne ne fait pas de cadeau en matière de météo en altitude. Et pas besoin de monter très haut car l'accident s'est déroulé à 2300m environ.
Merci Pilou pour ce beau CR qui montre que l'ultra ne s'adresse pas à tout le monde.
A bientôt au trail du Bout du Monde où les conditions météo seront plus clémentes, promis!
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le 24/06/2009 à 21:39:56
ton superbe recit nous faire vivre d'un peu plus près cette aventure du Mercantour d'où malheureusement trois passionnés ne reviendrons pas ! Le monde du Trail est triste ! Entre passion et raison, ton hésitation là-haut est bien expliquée et peut expliquer bien des choses.
A bientôt au Bout du Monde.
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le 24/06/2009 à 22:32:45
Je viens de lire ton compte rendu du Mercantour et c'est vrai que quand j'ai appris le drame, j'ai souhaité de tout coeur que personne de tes proches n'en fassent partie.
Avant de partir on le sait, la montagne peut être la plus forte, et il faut savoir raison garder.
Je te félicite pour avoir eu la lucidité d'abandonner (même si ça a été de courte durée), parce que plus on est agguerri, et moins on a envie de prendre ce genre de décision. ce n'est pas la première fois que je lis ce genre de revirement de situation : après un coup de fringale, une pêche d'enfer... ça doit être magique.
le 24/06/2009 à 22:57:09
le 25/06/2009 à 08:05:48
quelle écriture, quel récit ! je suis admiratif !!
Tu ne dois pas être déçu de ta performance comparativement à ton objectif, l'euskal est encore très (trop) près et les derniers jours ont occasionnés beaucoup de stress sans que tu le veuilles ou que tu t'en aperçoives ... et après tu l'as payé...normal !
Mais ta vaillance est extraordinaire, quel courage !! Je suis fier de toi !!
on a encore passé un excellent week end,on a vraiment un super groupe ... avant d'apprendre cette terible nouvelle qui je te le cache pas, ternit quand même tous ces souvenirs.
Désormais reposes toi bien, il me semble que tu as de la lecture désormais !! et ne t'attarde pas trop sur les images quand même !! mdrrr
a+
niko
le 25/06/2009 à 11:41:00
On se connaît pas mais je suis passionée de trail et celui du mercantour m'a interpellé. Ton récit est magnifique, émouvant. Je l'ai lu plusieurs fois sans me lasser. Félicitations pour tes performances. Je te souhaite une bonne récupération. Merci pour ton compte-rendu, ça permet aux personnes comme moi (qui n'a pas les capacités de faire ce genre de trail) de profiter de cette aventure merveilleuse et parfois terrible voire mortelle ... Bonne continuation en tout cas et encore bravo !
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le 25/06/2009 à 12:54:06
Un grand merci pour ce CR et des photos tjs aussi belles ! C'est bien que tu sois repartis alors que tu pensais abandonner, comme quoi un peu de repos et on repart tout neuf (ou presque !). bonne récupération
j'espère te revoir au mois d'octobre si tout va bien ...
le 25/06/2009 à 15:46:00
Merci pour ce bel témoignage-hommage à notre passion pour la montagne qui nous la fait payer au prix fort parfois
Bonne récup
le 25/06/2009 à 19:19:39
Une grosse pensée pour les Familles des 3 traileurs.
Repose toi bien maintenant.
A+ laurent
le 25/06/2009 à 22:37:22
Tout est présent dans ton récit, l'excitation, l'émulation, le partage, l'euphorie, l'effort, l'admiration, l'abnégation, la beauté de dame nature, le courage, la tristesse, la prudence, le doute, la fatigue, la faim, l'envie, l'écoute, la motivation, le rêve, la réalité, l'immensité, le plaisir d'être là, le dépassement de soi...l'humilité... les amis qui sont toujours près de nous quand ça va et quand çà va pas .... C'est peut-être un peu tout çà que l'on peut vivre dans le trail ! Merci à toi d'être là ! Phil
le 26/06/2009 à 00:29:21
le 26/06/2009 à 10:56:36
Coureuse et femme de coureur,j'ai une pensée particulièrement émue pour les proches des disparus.
Un salut du Finistère... AnnSo
le 28/06/2009 à 12:45:24
Bravo pour ta persévérance. Je ne prends que la belle cascade. Et le froid, trop peu pour moi. Ceci dit, ce sont de beaux paysages et des moments uniques. Gros bisous et merci de me faire vivre d'aussi bons moments, comme si on y était....
le 30/06/2009 à 08:41:48
le 30/06/2009 à 22:19:47
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le 02/07/2009 à 19:46:24
J'ai rencontré Nico sur la diagonale des fous en 2008 et après multiples lectures sur le blog de nico : Pilou par ici pilou par là, je me décide de venir sur ton blog!
Très bien fait et récité surtout, même mieux que nico lol
vous avez une certaine humilité de la course en montagne et il en faut pour ce genre d'épreuve... Breizh to Fabrice
le 03/07/2009 à 23:56:41
le 04/07/2009 à 22:37:11
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le 07/07/2009 à 20:15:19
je pense souvent a eux ,mais je sais aussi qu'ils partis en faisant quelque chose qu'ils aimaient.
a bientot Dawa
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le 08/07/2009 à 13:46:49
Ton récit touchant et tellement emprunt de vérité , m'incite à commencer le mien.
Il viendra par la suite mais dans un premier temps , ce sera juste un commentaire du tien.
Quelque part tout est si "semblable ", avec un niveau bien moindre, dans mon aventure:
Très tot, une rencontre furtive avec Niko, son frere et mes amis qui déjeunent avec eux.
Une ambiance bonne enfant au départ (tout le monde connait tout le monde ou presque).
Un départ sur les chapeaux de roues (la même erreur toujours bien qu'au 3eme RDM!).
Puis la 1ere faiblesse dès après le Boréon et le passage d'un mode course à un mode "rando".
Et bien que profitant à fond des paysages enneigés, mon état physique, du à une mauvaise gestion de l'alimentation,qui se dégrade tout comme la météo.
Au relais des merveilles, mal en point, je repars pour terminer "coute que coute", écoutant mon mental et pas mon corps.ce retour vers la Madone se revelera une pénible succession de segments et d'arrets pour hypoglycémie (je ne peux plus boire), alors que le brouillard s'installe et que l'orage pointe sur les cretes
C'est grace à la solidarité à toute épreuve de mes compagnons que j'arrive trempé à la Madone, et ceci à l'encontre de leurs conseils avisés de me reposer dès le relai des merveilles !!.
Il est minuit, je les ai retardé par mon attitude "jusqu'au boutiste", et pourtant c'est pour cette raison que nous serons stoppés à l'abri par l'arret de la course.
Que dire ? à peu de choses près, finir "coute que coute" pour moi, nous aurait entrainé vers le danger? Il faut savoir rester humble vis à vis de soi et envers la Nature qui est toujours la plus forte.
J'aime à penser que le "poids des 2 anges" que je portais sur mon sac a contribué à me ralentir malgrés moi, mais qui sait ? En tout cas , j'espère qu'elles sont auprès des 3 disparus, auquels je rends hommage, et qui me précédaient sur le chemin une heure devant.
D. L'D.
le 08/07/2009 à 23:36:15
Quel récit et surtout quelle course. Tu as bien géré ...
Ton récit est précis et pleins de vérités. Bravo.
Pleins de pensées pour les 3 malheureux qui sont mort de leur passions. Tu as raison, les explications du drame viendront de ceux pour qui c'est le métier. En tout cas, toujours au plaisir de te croiser et discuter autour d'une bonne bière.
Samedi c'est l'Annecime malgré une cheville recalcitrante ...j'aurai une pensée pour nos trois camarades...
A bientot
Pierre
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le 11/07/2009 à 12:17:28
Beaucoup moins prolixe que le Poulet(1er Choix), il passe plus inaperçu.
J'ai cru un claquage, ce ne fut qu'un blocage qu'un ostéo m'a fait sauter après 1 semaine à boiter...
Heureux de pouvoir mettre un visage sur "Piloumontagne".
Merci du texte...
L'Papy_kisse_remet_à_peine_du_drame